2009 Résultats du concours de bourses postdoctorales
Nous avons reçu vingt-quatre demandes pour le neuvième Concours de bourses postdoctorales FCRSS/ISRC du programme CADRE. Toutes les demandes ont fait l'objet d'un examen du mérite.
Processus d'examen du mérite
Pour la cinquième année, les demandes de bourses postdoctorales ont été examinées par le même comité qui a passé en revue les lettres d'intention du concours Recherche, échange et impact pour le système de santé (REISS). Les premières lettres d'intention présentées dans le cadre du nouveau Concours Intégration des données probantes aux décisions (IDPD) ont aussi fait l'objet d'un examen à cette rencontre. Le comité d'examen s'est réuni les 22 et 23 janvier 2009 à Ottawa et était formé d'un nombre égal de chercheurs et de décideurs représentatifs des différentes régions et disciplines, tant sur le plan
de la répartition que des perspectives. Jack Altman et Judith Ritchie en étaient coprésidents tandis que François Champagne et Mark Bisby agissaient comme agents scientifiques.
Treize (13) demandes de bourses postdoctorales portaient sur les services de santé, quatre sur les services infirmiers et sept sur le transfert de connaissances. Trois demandes provenaient du Québec, onze de l'Ontario, six des provinces de l'Ouest et quatre de la région de l'Atlantique.
Candidatures recommandées pour le financement
Le comité a recommandé le financement de dix candidatures. La Fondation ne dispose des fonds nécessaires pour offrir plus de huit bourses. Deux candidatures recevront du financement grâce à un partenariat entre la Fondation et le Centre de soins Saint Elizabeth Health dans le cadre d'une possibilité de financement pour la recherche postdoctorale sur le centre Care to Know* et d'une possibilité de financement nationale pour la
recherche postdoctorale sur les sans-abri** de la Commission de la santé mentale du Canada. Le nom d'un autre candidat sera placé sur une liste d'attente interne dans l'éventualité où du financement devenait disponible ou si l'un des autres candidats déclinerait le financement offert.
Trois des candidats qui se sont vu offrir du financement provenaient des services de santé, trois autres en sciences infirmières et quatre en transfert de connaissances.
Certains candidats n'ont pas encore terminé leur doctorat. Ils devront remplir toutes les exigences se rattachant à l'obtention de leur doctorat et accepter la bourse avant le 1er septembre 2009.
Voici la liste, en ordre alphabétique, des candidats recommandés :
Nancy Carter est en train de compléter un doctorat en sciences infirmières à l'Université McMaster, supervisé par la docteure Alba DiCenso. Elle poursuivra des études postdoctorales sous la supervision du docteur John Lavis à l'Université McMaster et de la docteure Joanne-Profetto-McGrath à l'Université de l'Alberta. Ses partenaires décideurs seront mesdames Sandra MacDonald-Rencz, directrice
générale du Bureau de la politique des soins infirmiers, à Santé Canada, et madame Heather Mass, directrice intérimaire de l'Académie des chefs de direction en soins infirmiers. Grâce à cette formation postdoctorale, elle perfectionnera ses compétences et ses aptitudes en services de santé et en recherche sur les politiques. Elle recevra de plus une nouvelle formation en transfert et en échange de connaissances.
Elle espère combiner ses connaissances administratives et son expérience de recherche pour élaborer un programme de recherche efficace portant principalement sur le transfert et l'échange de connaissances en matière de recherche sur les pratiques infirmières avancées.
Janet A. Curran est en train de compléter un doctorat en études interdisciplinaires à l'Université Dalhousie, supervisé par le docteur Patrick McGrath. Elle poursuivra sa recherche postdoctorale sous la supervision du docteur Jeremy Grimshaw à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa et le docteur Martin Osmond à l'Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO). Sa
partenaire décideure sera la docteure Mona Jabbour, directrice médicale du Service des urgences au CHEO. Son projet de recherche postdoctorale consistera principalement à élaborer une stratégie fondée sur les données probantes dans le but de favoriser la compréhension des règlements sur les décisions cliniques concernant les traumatismes crâniens secondaires chez les enfants. Au moyen de facteurs
méthodologiques, elle évaluera les obstacles qui entravent la compréhension des données probantes; élaborera et sélectionnera des interventions en transfert et en échange de connaissances théoriques; évaluera l'acceptabilité et la faisabilité de l'intervention proposée grâce au test pilote.
Laura Megan Funk a terminé son doctorat en sociologie, axé sur les aidants naturels d'aînés. Dans le cadre de sa bourse de recherche postdoctorale, elle doit étudier au département des sciences infirmières à l'Université de Victoria, et réorienter son champ d'intérêt principal vers les services de santé et les soins aux patients en phase terminale. Cette bourse lui permettra d'en
apprendre davantage sur les services et les politiques de santé, ainsi que sur la façon de combiner diverses formes de données de recherche, d'encadrer des étudiants, d'élaborer un programme, et surtout, d'établir des liens et de communiquer avec ceux qui travaillent dans les systèmes de santé. La formation de Mme Funk sera supervisée par la docteure Kelli Stajduhar, une chercheuse qui est reconnue à l'échelle
nationale et internationale pour sa recherche sur les soins palliatifs pertinente à l'expérience clinique, laquelle éclaire la prise de décisions en matière de services de santé. Son travail sera supervisé par madame Carolyn Tayler, directrice des soins de fin de vie à l'autorité sanitaire de Fraser de la Colombie-Britannique. Cette démarche comporte un stage axé sur les politiques dans lequel la Dre Funk
contribuera à un plan de recherche stratégique dans les soins de fin de vie.
François-Pierre Gauvin a terminé son doctorat en novembre 2008 dans le programme de méthodologie de la recherche sur la santé à l'Université McMaster. Il poursuivra ses études postdoctorales à l'Université Laval sous la supervision de la docteure France Légaré, laquelle possède des connaissances spécialisées en participation du patient. Il sera également cosupervisé
par la docteure Julia Abelson à l'Université McMaster, laquelle est spécialisée en participation du public. Deux partenaires décideurs prendront part au projet, un au niveau provincial et l'autre au niveau hospitalier : le docteur Les Levin, directeur du Secrétariat consultatif médical au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, et madame Dolorès Lepage-Savary, directrice de l'Unité
des évaluations des technologies de la santé (ETS) du Centre hospitalier universitaire de Québec. Le programme postdoctoral évaluera les intérêts et les besoins des patients, ainsi que le public qui prend part aux ETS. Il servira également à déterminer des outils et des stratégies efficaces pour mettre en œuvre des programmes de participation du public et des patients dans des organismes d'ETS.
*Paul Holyoke est en train de compléter son doctorat en politiques de santé à l'Université de Toronto. Il poursuivra sa recherche postdoctorale sous la surveillance du docteur Peter Coyte, directeur de Health Care, Technology and Place et professeur d'économie de la santé au département de la gestion et de l'évaluation des politiques de la santé à l'Université de Toronto. Nancy Lefebvre,
directrice générale clinique et vice-présidente principale de connaissances et pratique au centre de soins Sainte-Elizabeth, et ancienne élève du programme FORCES de la FCRSS, assumera le rôle de partenaire décideur. Sa recherche portera principalement sur l'« environnement domiciliaire » des soins à la maison. Il se penchera sur les façons dont les approches actuelles liées à la prestation des soins
peuvent compromettre les attentes des patients et l'expérience vécue à domicile. La recherche portera particulièrement sur la perception et l'expérience des patients à l'égard des changements apportés à l'esthétique, à l'organisation et à la configuration de leur maison engendrés par la prestation des soins, le sentiment d'exclusion et l'isolation sociale par rapport à une communauté de
soignants plus générale, car ils reçoivent des soins à domicile, et les va-et-vient entre les différents soignants qui prodiguent des soins. Grâce au concours du centre, du Care to Know Centre et de ses partenaires, on procédera à l'élaboration et à l'évaluation de nouvelles approches à la prestation des soins, qui abordent les résultats liés aux perceptions et aux expériences négatives
des patients.
**Sonya L. Jakubec est en train de compléter son doctorat en sciences infirmières à l'Université de Calgary en Alberta. Elle poursuivra sa recherche postdoctorale à l'Université d'Ottawa sous la supervision de la docteure Nancy Edwards. Mme Jakubec entreprendra principalement ses activités de boursière parallèlement avec le projet de démonstration sur la santé mentale et l'itinérance
nationales de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC). Sa formation tentera de comprendre la façon dont la recherche sur les méthodes combinées peut mieux orienter les politiques de santé. Le partenaire décideur principal de ses activités de formation travaillera dans un bureau du projet de démonstration de la CSMC, en compagnie des partenaires collaborateurs du gouvernement du Manitoba qui prennent part au projet.
Son programme de formation est composé de connaissances et d'une expertise liées à d'importants projets de recherche répartis sur plusieurs emplacements réalisés avec des décideurs aux échelles provinciale et locale, et ce, afin de faire progresser l'échange de connaissances dans les services de santé mentale fondés sur les données probantes.Sabrina Kim a terminé son doctorat en 2006, supervisé par la docteure Gabrielle Boulianne au département de génétique moléculaire. Son doctorat s'inscrivait dans le programme de collaboration en biologie du développement à l'Université de Toronto. Elle poursuivra sa recherche postdoctorale sous la supervision de la docteure Fiona Miller, au département de la gestion et de l'évaluation des
politiques de la santé (Université de Toronto), et sa partenaire décideure, madame Lisa Drouillard (Santé Canada). S'appuyant sur ses connaissances et son expérience approfondies en recherche sur la génétique élémentaire, cette bourse postdoctorale lui permettra de perfectionner ses compétences et ses connaissances en recherche sur les politiques de santé, car elle étudie les conséquences éthiques et celles liées aux
politiques de santé concernant la recherche en génétique et ses technologies qui en résultent.
Catherine L. Mah est pédiatre communautaire. Elle est en train de compléter un doctorat en recherche sur les services de santé (avec concentration en politiques de santé) au département de la gestion et de l'évaluation des politiques de la santé de l'Université de Toronto. Elle poursuivra sa recherche postdoctorale en collaboration avec Ito Peng à l'école de gouvernance et de politique publique de
l'Université de Toronto et à l'Université Kyoto au Japon. Ses partenaires décideurs sont madame Fran Scott, auxiliaire médical de Health and Consultant, Planning and Policy au Bureau de santé publique de Toronto, et d'autres décideurs principaux du même organisme. Dans le cadre de son projet, Catherine examinera la façon dont les rapports entre la nourriture et la santé sont expliqués dans les communautés
locales liées aux politiques de santé au Canada et au Japon.
Kim Sears est en train de compléter son doctorat à la faculté des sciences infirmières de l'Université de Toronto. Elle poursuivra sa recherche postdoctorale sous la supervision du docteur Neil MacKinnon à l'Université Dalhousie. Les partenaires décideurs de Kim Sears seront monsieur David U, président et directeur général de l'Institut pour l'utilisation sécuritaire des médicaments
(ISMP) du Canada et le docteur Pat McGrath, vice-président de la recherche au centre de soins de santé IWK à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Son programme postdoctoral visera à comparer l'état actuel des erreurs liées à l'administration des médicaments aux enfants et aux adultes au Canada. De plus, elle développera un modèle de système d'administration plus sécuritaire de médicaments au Canada.
Shannon Sibbald a terminé son doctorat en 2008 au département de la gestion et de l'évaluation des politiques de la santé et au Joint Centre for Bioethics de l'Université de Toronto. Elle travaille présentement à l'Université de Western Ontario en sciences de la santé. Shannon a deux cosuperviseures, les docteures Anita Kothari, de la faculté des sciences de la santé, et Nadine Wathen, de la
faculté de l'information et des études des médias, de même que deux partenaires décideurs : monsieur Jim Flett (vice-président directeur et directeur financier du London Health Science Care et du St Joseph's Health Centre, London) et madame Kelly Gillis (directrice principale, RLISS du South West); Shannon étudiera des processus et des outils utilisés par des organismes de santé dans tout le système de santé, en
vue de saisir, d'échanger et d'emmagasiner du capital intellectuel (connaissances implicites et explicites). Ce travail s'appelle la « gestion de connaissances » (GC) et constitue une pratique qui comporte du personnel, des bureaux, des processus et de la technologie; mise en œuvre de façon efficace, la gestion de connaissances peut améliorer le rendement organisationnel. Shannon prévoit expliquer la gestion de connaissances au
Canada et améliorer ce processus en proposant des pratiques exemplaires et des stratégies.