Skip over navigation

Soumettre le résumé à l’examen

Dans l’univers scientifique, l’examen par des pairs consiste à soumettre les travaux savants d’un chercheur à l’examen d’experts dans le domaine. L’examen par des pairs est un processus répandu chez les éditeurs de revues scientifiques notamment. Quant à la FCRSS, elle a mis sur pied un mécanisme d’examen par des experts, qui s’inscrit dans la conformité avec son processus d’examen des demandes de subvention d’un projet de recherche. C’est ainsi que nous demandons à des chercheurs comme à des décideurs d’examiner nos résumés de recherche. Les examinateurs doivent vérifier que rien n’a été simplifié à outrance dans l’espoir de présenter la recherche en langage simple et clair pour la rendre accessible. Pour que le processus soit également une activité d’apprentissage, les questions que la FCRSS pose aux examinateurs devraient encadrer un auto-examen préalable. Celui-ci ne remplace nullement l’examen par des experts, surtout en ce qui concerne des documents destinés à un vaste public.

L’objectif proposé

Les étudiants seront en mesure de procéder à l’auto-examen du résumé À bas les mythes pour en mettre à l’épreuve la conclusion, ou, s’ils sont en classe, ils pourront examiner le résumé d’un autre étudiant.

L’utilité de l’examen par des experts

Certains prétendent que l’examen par des pairs est chronophage, et que des erreurs passent tout de même inaperçues. La FCRSS est d’avis, elle, que les avantages du processus l’emportent sur ses coûts et ses limites. L’expert dans une discipline ou le praticien chevronné est bien mieux placé que la personne dénuée des qualifications pertinentes pour préciser les mises en garde qui s’imposent et détecter de légères erreurs. La participation des examinateurs a également pour avantage que le résumé de recherche gagne en qualité et en crédibilité. Il va sans dire que la qualité de l’examen dépend de la possibilité de retenir les services d’experts qualifiés.

Dans son mécanisme d’examen par des experts, la FCRSS recherche avant tout l’équilibre des points de vue. Plus précisément, elle désire que les examinateurs proposent des vues ou des perspectives différentes sur un même sujet. À titre d’exemple, l’examen par des experts du numéro À bas les mythes, « Mythe : Le dépistage précoce est salutaire à tous », qui évalue les effets du dépistage sur les patients ainsi que les coûts globaux, a nécessité de faire appel à un épidémiologiste, à un médecin de famille et à un décideur pour obtenir des points de vue différents sur la question.

Les questions à se poser

La FCRSS demande aux examinateurs de vérifier que rien n’a été simplifié à outrance dans l’objectif de rédiger le compte rendu en langage accessible. Voici les questions qu’il importe de se poser à cet égard :

  • Le résumé reprend-il vraiment l’essentiel des aspects principaux, sans passer outre des notions primordiales sous prétexte de simplifier? Le résumé exclut-il des données de la recherche ou en présente-t-il sous un faux jour dans l’espoir de les rendre plus accessibles?
  • Comme le résumé de recherche a pour fonction principale de rendre la recherche accessible, notamment en l’exprimant dans un langage simple et clair, il faut savoir si « le résumé est écrit sur un ton familier, d’une façon intelligible pour l’auditoire concerné? »
  • À l’instar des examinateurs qui participent à l’examen, les personnes citées par l’auteur doivent divulguer tout conflit d’intérêt potentiel. Dans cette optique, il semble inapproprié de faire appel à des amis ou collègues proches de l’auteur pour intervenir à titre d’examinateurs. Donc, toujours se poser la question : « Est-ce impossible pour moi de participer au processus en raison d’un parti pris de ma part ou d’un autre examinateur? »
  • Le résumé de recherche doit souvent présenter un portrait global du sujet, d’où la question : « Ai-je pris en considération tous les points de vue, tous les angles, sur le sujet? »